Présentation

   
 

Quand un Cyclope regarde les hommes, il ne voit que des marionnettes...

Et si la marionnette était elle aussi un outil du "vivre ensemble" ?
Depuis sa création L’Oeil du Cyclope fait le pari qu’être français aujourd’hui, c’est savoir s’enrichir de l’autre. C’est pourquoi notre volonté est d’élargir le champ culturel du jeune public et des familles. Nous cherchons à tisser des rencontres inter-culturelles pour faire tomber les préjugés.
Notre art, la marionnette, est pétri de contradictions autour de la tradition, la marionnette contemporaine lui tourne souvent le dos. Nous choisissons de construire des spectacles qui s’inscrivent dans une tradition contemporaine. Cette tradition est multi-culturelle. Nous pensons que dans nos sociétés hyper-modernisées, il est nécessaire de revisiter les fondamentaux culturels pour les faire connaître aux plus jeunes. Rêver ensemble autour d’une histoire venue d’ailleurs, nous semble être un premier pas vers l’altérité.

Crée en 2006 à Villeurbanne, par Aurore Bodin et Francesco Faa, la Compagnie L’Oeil du Cyclope est un outil qui réunit des artistes au service de l’art de la marionnette en mêlant les disciplines : musique, photographie, vidéo.
En direction des jeunes spectateurs, la Compagnie propose des spectacles exigeants, engagés dans la rencontre de la marionnette avec les réalités d’aujourd’hui.

Nos spectacles sont "tout terrains", du théâtre au centre social, en passant par les festivals, les écoles, et le théâtre en appartement.

Nous souhaitons toucher tous les publics et tisser du lien à travers nos marionnettes.

 
       
 

Dans la presse

   
 

Angoulême
La vie cousue au fil des marionnettes Première représentation cet après-midi
La marionnettiste qui joue « Le Charmeur de serpent » au théâtre de Poche est une Angoumoisine basée à Lyon, qui se partage entre Guignol et la tradition indienne.

« Quand on met le nez dedans, on s’aperçoit que la marionnette, c’est un continent. » L’Angoumoisine Aurore Bodin, née en 76, a mis le nez dedans il y a environ douze ans, après avoir touché au théâtre au collège Jules-Verne, au lycée Guez-de-Balzac et au conservatoire d’Angoulême. Après avoir entamé des études en Histoire de l’art, être entrée à l’école du Louvre. Et s’être rendue compte que les musées, vers qui elle se destinait, n’étaient vraiment pas son monde.
Elle avait alors 22 ans, suivait des cours de théâtre à Ivry et son père, le comédien Daniel Crumb, lui avait proposé d’assurer des visites guidées animées à Saintes. En réfléchissant à ce qu’elle allait proposer pour ces visites, soudainement, la marionnette est apparue comme une évidence. Accrochée, elle a tiré ce fil.

« Le Charmeur de serpent » est un spectacle de marionnettes à fils de tradition indienne. Leur particularité est d’être animées directement avec les mains et non pas à l’aide d’une croix de bois. Les fils sont passés comme des bagues autour des doigts. « Plus je pratique cette technique, plus elle m’enchante. Elle laisse le champ possible à toute la finesse de la main », explique Aurore Bodin, la marionnettiste (lire son parcours ci-contre).
Cela donne aux personnages des mouvements très souples, très fluides, très précis. « C’est très hypnotique comme technique », remarque Aurore Bodin, qui a créé le spectacle avec de véritables marionnettes indiennes. « Et ça ne fait pas peur », ajoute-t-elle. Pour ces deux raisons, le spectacle, qui a plusieurs niveaux de lecture, peut être vu à partir de 3 ans. L’histoire est tiré d’un conte traditionnel du Rajasthan. Il s’agit d’un charmeur de serpent qui va se retrouver prisonnier d’une reine. Celle-ci a banni la musique de son royaume. Le charmeur de serpent, grâce à son courage, va ramener la joie dans le pays, tout en gardant sa liberté. « Il refuse la richesse pour garder sa liberté de musicien, c’est assez joli. »
EN PRATIQUE
Première représentation cet après-midi à 16 h au théâtre de poche Michel-Bélézy, rue Hergé. Ensuite, mercredi 22 février à 16 h, dimanche 26 février à 16 h, mercredi 29 février à 15 h, 7 mars à 15 h et 10 mars à 16 h. Tarif non-adhérent : 6 €, enfant et adulte. Tarif réduit adulte sur présentation d’une carte Pôle emploi, Cesam etc. 4,50 €.

« Beaucoup de chance »
« Dès que j’ai eu trouvé ce moyen d’expression, le travail a suivi. J’ai eu beaucoup de chance, résume la jeune femme. À Paris, on m’a proposé de travailler sur un spectacle d’ombres, une BD projetée. Étant Angoumoisine, cela me touchait. Le spectacle fut un flop, mais il m’a permis de devenir intermittente et d’entrer dans le réseau des marionnettes. »
Depuis lors, elle explore ce continent, dans un grand mouvement de balancier entre la marionnette contemporaine et les techniques traditionnelles. Celle de Guignol - elle travaille dans l’un des plus vieux théâtres de Guignol lyonnais - et celle des marionnettes à fils de l’Inde, qu’elle a adoptée.
C’est cette dernière technique, toute de fluidité, qu’elle utilise dans « Le Charmeur de serpent », l’adaptation d’un conte indien qu’elle joue avec sa compagnie, L’Œil du cyclope, au théâtre de marionnettes d’Angoulême pour six représentations, à compter d’aujourd’hui.
Dans un premier temps, à partir d’Ivry et du réseau parisien, c’est surtout le monde de la marionnette contemporaine qu’elle a parcouru. « Il s’agit de marionnettes vraiment proches du théâtre, avec du texte », précise encore Aurore Bodin.
Retour aux fondamentaux
« J’ai essayé plein de choses. C’était super, résume l’artiste. Mais j’ai eu l’impression qu’il fallait que je revienne aux fondamentaux. » C’est-à-dire des types de marionnettes traditionnels qui ont « un répertoire, des textes anciens qu’il faut faire vivre. Souvent, c’est ce qui manque à la marionnette contemporaine », pointe la jeune femme. Dans son cas, après des hauts et des bas, ce « retour aux fondamentaux » a pris deux visages : une plongée dans la tradition indienne suivie d’une autre dans celle, lyonnaise, de Guignol.
En Inde, elle s’est formée au kathputli, la marionnette à fil indienne, qui a la particularité de ne pas avoir de croix (lire ci-contre). Au retour, marionnettes sous le bras, mais plein de doutes - avait-elle le « droit » d’utiliser une tradition qui n’est pas la sienne ? -, elle travaille au Musée gallo-romain de Lyon, où elle finit par proposer des ateliers marionnettes sur l’Odyssée. D’où le nom de sa compagnie, L’Œil du cyclope.
La question de la tradition
Elle mène aussi un beau projet de spectacle de prévention du Sida, via les marionnettes, au Sénégal. « On a laissé le spectacle à une compagnie de là-bas, qu’ils ont repris en wolof. » Et finit, poussée par son compagnon, par créer le spectacle du « Charmeur de serpent », avec ses marionnettes indiennes, il y a quatre ans. Un spectacle qui est déjà venu à Angoulême il y a deux ans.
« Au tout début du ’’Charmeur de serpent’’, s’est posée la question de la tradition, pointe Aurore Bodin. Je me suis dit : ’’Il faut que je connaisse aussi notre patrimoine à nous.’’ » Voilà comment elle est entrée au théâtre La Maison de Guignol. « Guignol, c’est une très bonne école d’improvisation ! Je me rends compte que ça m’a donné beaucoup de liberté, de passer par le traditionnel.
Angoulême · Balzac · culture et loisirs

- article de l’école de Génicourt en Lorraine : http://ecoledegenicourt.free.fr/

- en mars 2016, on parle de L’Oeil du Cyclope dans Viva à Villeurbanne !

 
       
 

Nos partenaires

   
   
       
 

L’Equipe du Cyclope

   
 

Aurore Bodin : directrice artistique
Elle étudie les Arts d’ Afrique à l’école du L’Ecole du Louvre, décroche
un Master d’Arts du spectacle . Elle se forme à la marionnette : au Théâtre
aux Mains Nues puis dans différentes compagnies parisiennes : Labo du
Clastic Théâtre, Les Rémouleurs, Contre-Ciel. Elle rencontre la scène
allemande en travaillant avec une troupe berlinoise « Anima ». Arrivée à
Lyon, elle devient guignoliste dans plusieurs théâtres, notamment avec Les
Zonzons.
Parallèlement, après plusieurs voyages en Inde et en Afrique, elle crée
L’oeil du Cyclope, où elle développe une recherche en marionnettes à fils et
ombres orientée vers le jeune public. Elle se forme à la construction des
marionnettes auprès de Lala et Puran Bhatt, en Inde, d’Emilie Valantin et
de Frank Soehlne.

Emma Utgès : Marionnettiste, chanteuse.
Le théâtre et le chant ont toujours fait partie de ma vie.
La rencontre avec la Compagnie des Zonzons et Philippe Auchère m’a ouvert les
portes d’un nouveau monde, celui de la marionnette. Depuis 2003, Philippe
me transmet une partie de son savoir de manipulateur ; l’échange entre l’outil
marionnette et le comédien, la circulation entre eux, la marionnette au
service du jeu du comédien, et le jeu du comédien au service de la marionnette. C’est
au sein de cette compagnie que j’apprends aussi à travailler les matières
et matériaux nécessaires à la fabrication de prototypes de marionnettes et éléments
de décors.
Avec le temps et l’expérience , je suis moi-même devenue formatrice en
manipulation de marionnettes à gaine (stages, ateliers, France , Madagascar, Brésil

Karim Sanou : Musicien, chanteur
Dès 1996, Karim intègre la troupe Allah-Deme comme
balafon soliste jusqu’en 2001 où il fait ses premières scènes en Europe
(Belgique). Il crée sa troupe Djiguignouma qu’il dirige pendant 6 ans. Il
collabore avec la chorégraphe Blandine Yaméogo comme balafoniste. Il
accompagne plusieurs tournées de l’Atelier Théâtre Burkinabé (ATB) de
Ouagadougou. En 2006, il trouve dans le reggae, un moyen d’expression qui
illustre les réalités de son pays, de l’Afrique et de sa perception du monde. En
2007, il découvre la France, ses nombreux concerts confirment son goût pour
la scène . Artiste engagé, ses textes parlent de la relation France-Afrique , il
dénonce le néocolonialisme. Il s’attache aux relations humaines, qu’elles
soient familiales, amicales ou sentimentales. Il décrit celles-ci en s’inspirant de
son vécu pour mettre en avant une certaine philosophie de vie. JahKasa
propose des concerts métissés, où le balafon et le marimba s’entremêlent aux
sons plus électriques (basse, guitare…). Les influences de la musique
mandingue se retrouvent dans ce reggae contemporain.

Sory Diabate : Musicien , chanteur
Né à Conakry (Guinée), musicien complet (balafon,
percussions, chant …), il a commencé très tôt à jouer dans différents
orchestres en Guinée et à l’étranger. — Après 10 ans de tournée avec le Circus
Baobab, il s’installe en France où il tourne, entre autres, avec le groupe
Wamali, dont il est le directeur musical.

Pierre-Yves Voisin : Musicien
Il se forme en percussions africaines (Djembé, Doums) dés l’âge de 10 ans auprès de Amara Kalabane durant 7 ans. En 2001, il entre en formation musicale à l’école du
Thor (Pro Musica) où il se spécialise en percussions cubaines. Il en ressort diplômé (DEM de Musiques Actuelles) en 2005. Parallèlement il s’initie aux Tablas avec Pandit Shankar Gosh (depuis 2001) et aux flûtes doubles du Râjâsthan avec Taga Ram Bheel (depuis 2003) auprès desquels il se forme encore. Ses nombreux voyages d’études au Râjâsthan et au Maroc l’ont naturellement poussé vers l’étude d’ instruments : guimbardes, ravanhatta, dholak, guembri, arc en bouche…
Musicien soliste, son travail de recherches l’amène à fusionner avec des formations de musiques actuelles ou ethniques.

Jean-Michel Cayre : à la fois interprète de plusieurs instruments andins, pédagogue et compositeur. Il entreprend des études pianistiques avec Fernando Via, maître Catalan, et suit des cours d’Art Dramatique au Conservatoire de Lyon. Il fait partie depuis 1965 de l’ensemble "Los Chacos", le tout premier ensemble constitué essentiellement de musiciens français à interpréter de la musique des Andes. Grand Prix International Du Disque de L’Accadémie Charles Cros en 1970 pour son premier disque El Condor Passa , ses interprétations du répertoire traditionnel sud-américain sont perçues comme un hommage à la culture musicale de ces pays.En 1979, il crée, à l’ENM de Villeurbanne, la première classe d’instruments et chants des Andes dans une structure classique en Europe.

Julie Lewandowski : Musicienne
Découvrant la musique par les voies de la flûte, son parcours prend, comme son instrument, des chemins de traverse. En fréquentant différentes structures d’enseignement, elle a l’occasion de se spécialiser, après des études, classiques, dans le domaine des musiques sud- américaines, aux côtés notamment de Jean-Michel Cayre. Impliquée dans une thèse en Ethnomusicologie, elle mène un doctorat sur les dispositifs sociaux d’inclusion par la musique en France et en Argentine. Les événements lui donnent l’occasion, en divers lieux, de continuer sa double démarche de musicienne et d’ethnologue entre enregistrements, rédaction, concerts et enseignements, pour faire de ces activités des thèmes d’exploration constante.

Héloïse Bodin : Vidéaste, réalisatrice de films d’animation
Après des études d’arts du spectacle de 1998 à 2000, elle effectue une formation de monteuse vidéo à l’EMC de Malakoff. En parallèle, elle travaille dans une grande société de production audiovisuelle. Puis elle se forme à la projection cinématographique et travaille dans un cinéma d’Arts et Essai toulousain.
Elle revient au montage en 2007, travaille pour diverses captations de spectacle (danse, théâtre, marionnettes...) et se met au cadre dans la foulée. En 2009 elle participe en tant que vidéaste et aide éclairagiste au spectacle de la Compagnie Laps " La Voie Sacrée " dans l’église monolithe d’Aubeterre. En 2012, elle tourne un documentaire de 12mn " L’histoire de ma grand-mère", en préparation du spectacle "La laine de ma grand-mère ". En 2013, elle participe à un projet de l’association AREFH, "Elles " traitant de la sexualité et de l’intimité des femmes en situation de handicap. Elle a également été contactée par La Ligue des Droits de l’Homme pour filmer des témoignages d’étrangers intégrés en France dans le but d’inciter au droit de vote.

Samuel Bruyat : Constucteur de Décors

Kamille Fau : Régisseur Lumière

Perrine Valentin : Costumière pinou.costumes.over-blog.com

Gaelle Tyczinsky : Photographe

Sylvain Dartoy (L’Afrique dans les Oreilles) : Chargé de Diffusion

 
       
       
   
Compagnie l'Oeil du Cyclope - 39, rue Georges Courteline - 69100 Villeurbanne
Tél. : 06 12 09 63 05 - courriel : cieoeilducyclope@gmail.com
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